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Une challergie

Connaissez-vous la "challergie" ? Non ?

C'est encore et toujours, notre adorable félin qui nous l'a fait découvrir.

Inutile de vous précipiter sur votre dictionnaire, ni de demander à votre meilleur ami google, vous ne trouverez rien à ce sujet. Peut-être dans le meilleur des cas pour moi, vous tomberez sur cet article ! :)

La "Challergie", les médecins appellent plutôt cela :

- de l'asthme pour les uns, ceux qui toussent, toussent, toussent,

- de l'eczéma pour les autres, ceux qui grattent, grattent, grattent,

entre autres...

Mais chez nous donc, nous appelons cela une "challergie". Je vais de ces mains, vous expliquer d'où cela vient et quelle grande leçon de vie, cela nous a permis d'acquérir.

***

Vous le savez maintenant, nous avons un habitant supplémentaire dans notre demeure, Couki, un chaton adorable qui vit avec nous depuis trois mois maintenant.

Il se trouve que nous avions déjà eu un chaton : Caramel qui comme son nom l'indique avait un joli pelage couleur caramel à peine roussi. Adorable.

Malheureusement, il arriva un très grand malheur à Caramel, puisqu'il nous échappa un jour et finit sa courte vie sous les roues d'une voiture. Le choc pour nous, fut aussi assez terrible, puisqu'il se trouve que nous partions à l'école, mes fils et moi, et le drame se déroula pile devant nous !!

Si vous aviez pu voir les torrents de larmes qui ont été versées à cette occasion funeste ! Et ce sur deux longues et interminables journées, puisque Caramel ne mourut qu'au bout de ce laps de temps ! Horrible je vous dis !

(Je vous rassure, il était entre les mains de la clinique vétérinaire du coin, mais quand même !)

Vous avez compris, les garçons étaient petits, le dernier avait à peine 3 ans, et nous étions aux premières loges, et ça, cela ne s'oublie pas facilement.

En tant que parents responsables, nous décidâmes, avec mon mari, que nous n'allions plus reprendre de chat. Nous organisâmes une réunion familiale au sommet, où le plus sérieusement du monde, nous avons expliqué à nos enfants, que nous ne savions pas nous occuper d'un chat, que la responsabilité d'un animal n'était pas compatible avec notre rythme de vie, qu'adopter un animal en ville pour l'enfermer de peur qu'il ne se sauve et finisse mal, ce n'était pas une vie pour un chat, ni pour tout autre animal d'ailleurs !

- Est-ce que vous aimeriez rester enfermé jour et nuit dans la maison vous ?

- Non ! déclarèrent en chœur nos trois amours les yeux encore gonflés du chagrin ressenti.

- Eh bien, c'est pareil pour un chat, peut-être même pire !

Nous avons conclu notre speech avec grande fierté, avec un splendide : "plus jamais ça !" D'autant plus fiers, que nos trois garçons, enfin au moins les deux plus grands, semblaient tout à fait d'accord sur le principe...

Cette conviction a duré cinq ans. Cinq longues années où, malgré tout, notre second fils a toujours exprimé son désir de reprendre un chat. À chacune de ces tentatives, notre réponse était :

- Ce n'est pas humain d'enfermer un chat dans une maison, c'est même très égoïste dans le fond. Mais si tu aimes les chats, nous ne t'empêcherons en aucune manière d'en prendre un, le jour où tu seras chez toi !

Évidemment, cette réponse ne lui plaisait pas du tout !

Comme vous le savez, étant donné que Couki était voué à mourir si nous ne l'avions pas adopté, j'ai cédé en premier, très facilement je dois avouer ! C'est même moi qui ai convaincu mon mari récalcitrant jusqu'au bout. Il a fini par accepter. Entre nous, j'étais super-contente d'avoir un chat à nouveau, même s'il fut convenu qu'il appartenait à mon fils...

Donc nous voilà avec un chat, et presque instantanément, avec trois malades à la maison !

Curieuse coïncidence ne trouvez-vous pas ?

Deux de mes enfants se sont mis à tousser, tousser, tousser sans fin, tandis que l'autre, se mit à gratter, gratter, gratter sans fin !

Je compris quelle en était la cause...

Mais comme je ne suis pas médecin, j'avais besoin d'un diagnostic. Celui-ci confirma l'évidence : le chat et ses poils semblaient à l'origine de ces désagréments.

Si dans les faits cela est tout à fait plausible, je sais que les apparences sont parfois bien trompeuses !

Voici donc, la façon dont l'adv, plus exactement le décodage du sens des choses a pu nous aider à régler ces soucis.

En fait, Couki lui n'y est pour rien, pas plus que ces poils. C'est plus exactement le ressenti conflictuel qu'a laissé dans la tête de nos enfants, l'accident soudain de Caramel, l'horreur de ce à quoi nous avons été témoin, la peur de la mort de ce chat adoré. Tout ça, leur cerveau d'enfant l'avait enfoui, bien profondément. Ils vivaient tous, une phase difficile de séparation !

Maintenant que le tableau est brossé, permettez-moi de vous expliquer le sens de ces symptômes :

Tout d'abord, nous avons expliqué à nos enfants que le fait de reprendre un chat, avait eu comme effet de recontacter le souvenir de Caramel et du "drame". Parce que dans cent pour cent pour des cas, le conflit est toujours plus fort que la raison !

Puis, nous sommes rentrés plus finement dans les explications.

L'un, le plus grand donc, fit de l'eczéma aux jambes :

- eczéma comme "ex aima", celui qui a été aimé ou qui a aimé et qui n'aime plus parce qu'il n'a plus l'objet de son amour...

- aux jambes parce que le chat fut dans l'impossibilité de courir vite vite pour pouvoir traverser et ne pas se faire rouler dessus par la voiture. Ce sont bien les jambes, dans le ressenti de mon fils, qui ont été la cause de la séparation, qui s'avéra, irréversible.

Le soir, il comprit cela. Le matin, plus de démangeaisons. Eczéma fini !

Les deux autres quant à eux, toussaient vraiment beaucoup. Le diagnostic annonçait sans détour, une allergie aux poils de chat ! Ces derniers donc ont fourni l'explication traditionnelle à de ce genre de toux.

Pourtant, ce n'est pas ce qui semble être, là aussi...

Pour les deux autres, voici comment cela s'est passé :

Lors du choc, mes enfants avaient inspiré leur surprise devant l'horreur qui se déroulait là devant nous, et avaient crié le nom du petit chat, très mal en point...

Dans leur espace psychique, c'est clair, leurs cris n'avaient pas été suffisamment efficaces pour pallier au drame et faire survivre leur chat adoré...

La gorge en première ligne était touchée.

Lorsque l'on tousse, c'est une autre façon de dire "tout" ce qui n'a pas pu être dit d'une autre manière. Et Couki leur a donné la permission en quelque sorte de dire ce "tout" et, par là même, de guérir leur gorge impuissante !

Vous vous demandez sans doute, comment cela fonctionne ?

C'est simple : face à un stress, celui qui agit dans l'urgence, c'est notre cerveau.

Cependant, celui-ci n'a pas les mêmes préoccupations, ni les mêmes priorités que nous. Il est programmé pour nous faire survivre, instant après instant. Et les conclusions qu'il peut poser alors, ne sont pas compatibles du tout avec nos sentiments, avec notre logique émotionnelle... De plus, notre cerveau, toujours dans l'urgence, ne peut agir que sur nous, sur notre corps.

C'est pour cela que c'est dans le corps de mes enfants que se trouve aussi la solution du conflit.

Mes enfants vivent donc une phase de résolution, qu'il faut tout de même, accompagner comme l'on peut pour qu'ils ne toussent pas trop et qu'ils puissent dormir.

Après leur avoir expliqué :

- les liens évidents,entre Caramel et Couki, ce sont deux chatons d'à peu près le même âge en plus,

- le conflit de séparation d'avec Caramel,

- la façon dont leur cerveau avait encodé l'information et les avait protégés du malaise émotionnel ressenti,

- malaise qui d'ailleurs, n'avait pas pu être dit par eux,

- le sens de leur mal a dit,

et après avoir calmé leurs gorges irritées avec :

- du miel,

- du citron,

- des oignons,

- de l'extrait de pépin de pamplemousse,

- des huiles essentielles entre autres,

les quintes de toux se sont espacées et finalement ont cessé complètement deux jours après...

Efficace non ?

Je peux croire que ce sont mes décoctions qui ont été merveilleuses, j'aurai pu aussi croire que l'inhalateur, cortisone et compagnie prescrits par le médecin auraient eu raison de ces toux persistantes, j'aurai même pu convaincre, une fois de plus mes enfants, qu'il fallait, pour leur santé, nous débarrasser du chat !

Mais je préfère penser que ce sont nos prises de conscience qui ont permis à mes enfants :

- de tous guérir,

- de comprendre que chaque chose, même une maladie, à un sens qui nous amène à nous comprendre et de nous améliorer,

- ce qui en prime nous permet de garder Couki.

Je dois cependant dire merci à mon médecin de famille, qui a jusqu'à présent un diagnostic tout à fait exemplaire et qui à sa façon, m'aide vraiment beaucoup dans la recherche du sens des choses.

Et encore une fois, merci qui ??

Merci Couki joli !!

Quel chat, quel talent !!