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Nous valoriser

 

Le constat est là ; bon nombre d’entre nous ne sont pas heureux comme ils devraient l’être. Pourtant, nous sommes aimables, biens sous tous rapports, travailleurs et intelligents. Nous avons tout pour réussir notre vie mais quelque chose fait la différence entre ceux qui ont la sensation d’être heureux dans un aspect ou plusieurs aspects de leur vie et ceux qui ne l'ont pas. Le bonheur est une affaire de sensations, d'émotions, de sentiments. Etre heureux n'est pas objectif, et heureusement. Faudrait-il rentrer dans des moules jusque-là ?


Souvent nous ne voyons pas que nous réussissons ou nous n’en avons pas l’impression. Nous pensons que le voisin, puisqu’il a une piscine et pas nous, est mieux que nous par exemple. Et parfois, lorsque nous lui parlons, il nous dit combien il est impressionné de voir les relations que nous entretenons avec nos enfants ! Ce qui nous surprend parce que nous, la réussite nous la voyons dans l’aspect financier par exemple, que justement nous avons du mal à maitriser ! Et lui, il voit la réussite dans les rapports familiaux qu'il ne contrôle pas ! C’est souvent ainsi. Nous réussissons parfaitement dans un domaine alors que nous voudrions réussir dans un autre. Conclusion, nous nous plaignons et faisons exister un manque dans notre vie. Nous ne reconnaissons pas que ce que nous faisons bien et sans effort est notre grande chance et nous ne nous valorisons pas pour cela.


Cependant, certains d’entre vous pense que nous ne pouvons pas passer notre temps à regarder où ça va et à faire l’autruche sur ce qui ne va pas sans chercher à l’améliorer !? Et vous avez raison. Effectivement, il ne s’agit pas ici d’autosatisfaction mais plutôt une façon de valoriser ce que nous avons déjà pour attirer ce que nous voulons de mieux dans la vie. Regardez le travail des dresseurs d'animaux ! Croyez-vous qu’un bon dresseur passe son temps à critiquer l’animal s’il ne progresse pas ? Non, en règle générale, un bon dresseur d'animaux félicite et donne des récompenses à l’animal dont il veut obtenir un progrès, parfois avant même qu'il ne progresse !!


 Mais, nous ne sommes pas des animaux me direz-vous ! En effet, nous ne sommes pas des animaux et donc nous nous croyons obligés, pour bon nombres d'entre nous, de nous critiquer pour faire mieux ! Si cette stratégie peut être efficace pour les rebelles, qui vont faire exactement le contraire de ce qui leur est demandé histoire de contredire, elle est loin d'être gagnante pour tout le monde ! En règle générale, pour les autres, cette stratégie ne fonctionne pas. Mieux vaut alors essayer autre chose.


Et pourquoi ne pas essayer la valorisation ?

 

Valoriser ce que l’on a et ce que l’on sait faire est une bonne façon de pouvoir obtenir mieux ! Vous allez me dire que vous connaissez déjà cela ; c'est des états unis qu'est venue cette façon de faire. Pour entretenir de bonnes relations constructives et amener collègues ou subordonnées à faire exactement ce que souhaite les encadrants, ceux-ci ont pris l'habitude de commencer par dire aux gens ce qu'ils font de bien dans leur travail, puis, ils rajoutent ensuite ce qu'ils doivent améliorer ou changer pour arriver à faire mieux. Les employés sont alors fiers d'eux-mêmes car ils se sentent reconnus, appréciés. De façon quasi systématique, ils donnent après le meilleur d'eux-mêmes pour progresser et arriver aux objectifs fixés par leur hiérarchie par exemple.

 

 

De la manipulation me dites-vous ?  Oui, mais, de la manipulation positive ! 


 

Personne dans ce cas ne fait croire à l'autre ce qui n'est pas : c'est la clef.

 

 

Les gens en règle générale travaillent bien, c'est le manque de reconnaissance qui petit à petit les aigries et ne les encouragent pas à faire des efforts, voire même parfois à faire leur travail tout court. Combien de fois entendons nous des gens dire : "J'ai une conscience professionnelle ; je fais mon travail. Mais depuis le temps que je le fais, jamais un merci, jamais la moindre petite marque de reconnaissance! C'est comme si je faisais partie des meubles ! J'en ai assez de passer inaperçu ! Maintenant, je fais donc le strict minimum et rien de plus !" Voilà comment, une excellente personne et un excellent salarié se retrouve à vivoter dans un poste en ayant perdu toutes ses illusions et toute sa motivation. Je sais que certains se retrouvent à la lecture de ces quelques lignes.

 

Pour autant, pensez que vous n'êtes pas des victimes et que ce n'est pas ici que vous allez trouver une oreille attentive à ce que vous vous autorisez à vivre !

 

Si vous n'avez pas de reconnaissance, essayez ceci : passer le prochain mois à aller féliciter le travail de vos collègues, voire de votre chef. Regardez ce que ces gens font de bien et valorisez les sincèrement sur un point (ou plusieurs) bien particulier de leur travail, un point sur lequel ils sont imbattables. Efforcez-vous de le voir car il est indispensable que vos compliments soient vérifiables. Les gens se méfient en règles générale de ceux qui leur font des compliments, sauf si ces derniers sont vrais et sont soutenus par des explications qui permettent de vérifier les dires. Vous verrez avec cette petite expérience que les choses vont changer petit à petit pour vous aussi dans votre travail. Les gens vont à leur tour s'intéresser à vous et vont aussi commencer à vous rendre les compliments que vous leur avez prodigués de façon sincère. 


Et vous savez quoi, vous allez alors vous sentir valorisé !

 

Vous allez enfin sentir que vous avez de la valeur et vous pourrez ainsi commencer à vous faire des compliments car vous allez reconnaître grâce aux regards des autres dans un premier temps, que vous faîtes les choses bien et que vous êtes aussi quelqu'un de bien. Parce que vous connaissez un peu maintenant l'état d'esprit entretenu dans ce blog : autonomie et responsabilisation totale, vous ne pouvez pas vous contenter d’attendre des autres. Vous êtes les seuls responsables de votre bonheur et celui-ci passe par la valorisation de ce que vous savez faire et de ce que vous êtes. Vous rendre compte seul de la personne magnifique qui est en vous est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire. Pour l'avoir testé moi-même, je peux vous affirmer que laisser les autres vous le dire alors que vous n'êtes pas prêt à l’entendre et que vous n’y croyiez pas du tout, amoindrie voire annule l'effet de la valorisation et vous mettrez beaucoup de temps à assimiler  cette information. Par contre, si vous vous valorisez vous-même très sincèrement, si vous vous efforcez de trouver ce que vous savez faire de mieux que les autres, si par exemple tous les soirs vous vous endormez avec les belles et bonnes choses que vous avez faites durant la journée alors vous vous sentirez plein de valeur et le monde en sera changé.

 

C'est l'effet papillon : personne ne peut savoir à priori ce qu'un simple changement de comportement peu avoir comme influence sur les autres. Par exemple dans la vie de tous les jours avez-vous remarquez parfois lorsque vous êtes perdu dans vos pensées moroses et que vous croisez le regard riant d'un enfant ou que quelqu'un que vous ne connaissez pas vous sourit en vous croisant, ou bien encore que la boulangère qui vous sert fait une blague d'un ton enjoué, cela vous détend instantanément ! L'enfant ou l'inconnu ou la boulangère joyeuse, vous ont donné la possibilité d’apercevoir une parcelle de bonheur et cela peut changer toute votre journée si vous recevez en conscience. Vous vous sentez vivant, reconnu et vous pouvez vous aussi faire passer... C'est ça l'effet papillon ! Et cela peut faire le tour du monde ! Imaginez la valeur immense et irremplaçable que vous avez !


Oui et oui, se valoriser, valoriser les autres est une excellente thérapie tout à fait gratuite, tout à fait universelle, ne nécessitant aucun diplômes ni aucune formation particulière, n'ayant besoin que de votre volonté d'essayer et de passer à l'action.


A mon sens il est là et pas dans la lune, le petit pas pour l'homme et le grand pas pour l'humanité !


A bientôt

Roséli

 

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Tous UniVers...


" Tous les êtres sont coordonnés ensemble, tous concourent à l'harmonie du même monde".


 "Souviens-toi de la matière universelle dont tu es une si mince partie ; de la durée sans fin dont il t'a été assigné un moment si court, et comme un point ; enfin de la destinée dont tu es une part et quelle part !".


« Toutes les choses participent d’un Tout. Nous, les hommes, sommes des parties de ce Tout. »


Citations de Marc Aurèle (121 – 180) qui fut empereur romain de 161 à sa mort. Il était un stoïcien, ses maîtres à penser furent principalement ÉpictèteApollonius de ChalcédoineSextus de Chéronée. De cet héritage, il fit une philosophie pratique de la vie qu'il exposa dans son unique ouvrage Pensées pour moi-même.

Source : Wikipédia




Waouw…, faire partie du grand Tout, ce n’est pas jeune-jeune comme idée ça ! 


Avoir la conscience  que nous sommes tous reliés les uns aux autres et que la plus petite chose en bien ou en mal que nous faisons aux autres, c’est à nous et en même temps à l’ensemble de l’humanité que nous le faisons, ce n’est quand même pas une petite notion de rien du tout à savoir ça !!


Ceci nous a été expliqué de diverses façons :

  • par l’effet papillon, par exemple, et
  • « la plus petite chose que vous faîtes au plus petit d’entre vous, c’est à moi-même que vous le faîtes » de Jésus, et
  • « Faîtes aux autres ce que vous aimeriez que l’on vous fasse »,              

 mais encore, sous une autre forme : 


  • « C’est celui qui dit qui est ! » des cours de récréation, 
  • c’est aussi l’effet miroir : ce que vous voyez chez les autres est ce que vous avez en vous, reconnaître et connaître, 
  • et aussi la notion d'impeccabilité développée par certains chamanes…et 
  • diverses autres notions qui nous parlent toutes de façons différentes de cette inter-relation entre les êtres et les choses... 


Eh bien oui, ce sont toutes ces approches et bien d'autres encore, qui nous expliquent que nous faisons bien partie d’un tout ! 


Nous sommes des cellules d’un corps géant dont nous n’avons pas conscience, comme il est fort à parier que les cellules de notre colon ascendant ne savent pas qu’elles font parties d’un tout elles aussi ! Ceci implique que tout comme nous, elles font leur travail, indépendamment du corps entier. Pourtant si elles s’arrêtent un jour de jouer leur rôle, le corps entier en est affecté !! 


Partant de ce postulat, de nombreux parallèles avec notre vie quotidienne peuvent être faits !


Par exemple, je vous propose ce petit exercice d'imagination - à vous de le compléter, de le corriger et de redistribuer les tâches assignées à chacun comme vous le comprenez - qui peut nous faire réfléchir sur la place que nous avons dans "le grand Tout", comme nos cellules ont chacune une place dans notre corps. Donc : 

  • Certains d’entre nous sont "des cellules" qui s’occupent de la nourriture et de la digestion : agriculteurs/éleveurs, grossistes, distributeurs, mais aussi tous ceux qui s’occupent des nourritures de l’esprit : télévision, radios, journaux, livres…etc…, 
  • d'autres sont "des cellules" qui s’occupent du cœur : distribution et circulation de certaines denrées indispensables à la vie, mais aussi, de façon plus symbolique, distribution d’aide et de chaleur humaine…, 
  • d'autres encore sont "des cellules" qui s’occupent des intestins et du transit : déchets, tri, recyclage, évacuations, mais aussi certaines infrastructures routières…, 
  • puis, existent des cellules qui constituent notre squelette, nos muscles et notre appareil de locomotion : moyens de transports, réseaux routiers, mais aussi tout ce qui concerne nos habitations…etc…,
  • et encore d'autres cellules qui s’occupent de nous diriger, de prendre des décisions, de faire des choix pour l’ensemble du corps, ces cellules savent qu’elles font parties d’un tout mais limitées à leur propre zone d’influence, c'est le cerveau et des organes des sens : réflexions, lois et actions diverses pour le bien être de la communauté/société…, 
  • et ainsi de suite…

 

Ceci amène donc à penser que finalement, ce que nous voyons dans notre société, sa façon de fonctionner, n’est que le reflet de notre propre fonctionnement interne. Ce que nous voyons à l’extérieur est ce que nous avons à l’intérieur !! Tout comme les poupées russes s'emboîtent parfaitement les unes dans les autres, de la plus petite forme de vie à la plus grande, toutes participent à l'aventure de la vie, sur cette planète, dans cet univers...Nous sommes donc bien tous Unis Vers quelque chose de plus grand que nous !! Mais ça je l’ai déjà dit…


Hum, je ne sais pas pour vous mais pour moi, toutes ces implications me donnent le tournis !!


Imaginez un peu, si chacun d’entre nous avait cette conviction profonde que quoique nous fassions aux autres et à la planète, c’est à nous même que nous le faisons ! Cette conviction comprise et appliquée, et le monde n’est plus le même ! Non ?!

 

 

 

Roséli

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Le plan de vie : notre boussole

 


Savez-vous où vous allez ? Connaissez-vous votre direction ? Savez-vous ce qui conduit votre existence ?


Bref, avez-vous un plan de vie ?


Lorsque vous prenez la voiture pour aller d'un point A à un point B, soit vous connaissez le chemin et vous savez vous orienter, soit vous regardez une carte routière ou plus exactement maintenant, vous programmez votre GPS pour vous indiquer la direction. C'est ce qu’il y a de mieux à faire sans aucun doute, si l’on veut arriver à bon port le plus vite possible ! 


Alors, pourquoi ne pas faire la même chose pour votre vie !


Évidemment, il existe de très nombreuses bonnes raisons pour ne pas avoir de plan de vie, dont deux excellentes qui consistent à être persuadé de ne pas en avoir besoin ou bien à être sûr d’en avoir un…


Pour les premiers, l’idée est incongrue, pourtant même lorsque l’on vie le moment présent, se donner une grande direction n’est pas totalement inapproprié. On sait où l’on veut aller, on s’en remet juste à la vie dans la façon qu’elle va avoir de nous y conduire !


Pour les seconds, ils semblent presque surpris de la polémique. Pour eux il n’y a pas le choix car ils ont le même que leurs parents à savoir : bien travailler à l’école, obtenir un bon diplôme, décrocher un bon emploi, puis attendre la retraite pour pouvoir enfin profiter de la vie !


C’est un plan de vie et il est très bien, s’il est vraiment choisi par l’individu.


Si ce dernier :

  1.   sait qu’il a un plan de vie,
  2.   sait qu’il en existe d’autres et
  3. s’il l’a vraiment choisi !!

 

 

alors tout est parfaitement ok !


Il n’y a qu’ainsi, à mon sens, que les gens peuvent reprendre le contrôle de leur vie ! Chacun a droit à un plan de vie, chacun doit pouvoir choisir celui qui correspond le mieux à ses aspirations. Savoir et adhérer à toutes les clauses de son plan de vie permet de ne pas se plaindre sur les conséquences de celui-ci, puisque c’est un choix. En plus, sachant l’élaborer, nous pouvons le faire évoluer sans cesse, nous savons comment nous y prendre. Nous sommes les bâtisseurs de notre vie ; nous la créons comme nous la souhaitons. Nous contactons notre grandeur et personne ne peut venir nous dévier de ce que nous devons faire.


Nous donnons forme à notre vie et ce n’est pas notre vie qui nous transforme…


Alors pensez-y…


Est-ce que vous vivez la vie que vous avez choisi ou bien vivez-vous la vie que votre famille, vos amis, la société ou autre chose, a choisi pour vous ?


Lorsque vous avez répondu à cette question, demandez-vous comment vous vous voyez dans 5, 10, 20…60 ans et plus. Envisagez-vous une vie où vous êtes le maître d’œuvre de celle-ci ?


Qu’attendez-vous de l’existence ?


Si la réponse est « Je ne m’en suis jamais préoccupé mais je le voudrais bien maintenant », vous savez qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Il est juste le temps de s’y mettre.


Envisagez votre plan de vie comme une boussole qui vous permettra de vous repérer dans les divers choix qui vont s’offrir à vous. Dès que la vie vous envoie un challenge, demandez-vous si celui-ci  et ses conséquences ne vont pas vous détourner de votre but.  Acceptez de vous dérouter pour quelques réajustements, mais jamais trop longtemps. N’allez pas vous perdre dans des chemins qui ne sont pas les vôtres ! Revenez à l’essentiel, encore une fois demandez-vous si ce que vous faîtes va vers votre but, suis votre plan.


« Alors prends toi z’en main ! C’est ton destin !! » comme disaient les inconnus dans une de leur parodie.

 

Roséli

 

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Et si on parlait du plaisir...

Hey, de quel plaisir croyez vous que je vais vous parler ?

 

Mais oui, c'est bien de celui là, le plaisir de vivre, tout simplement ! 

 

Vous en êtes où, vous, exactement avec cela ?

 

Êtes vous du genre : le travail d'abord et le plaisir ensuite ? C'est à dire que même petit, vous mangiez d'abord le biscuit plus sec, moins bon en premier pour ensuite sucer le chocolat qui dégoulinait ! Et encore, on vous disait que vous étiez gourmand ! Le comble !

Ou bien étiez vous du genre à manger le chocolat en premier et le gâteau sec après ? Le plaisir avant tout et après nous verrons bien ce que l'on fait du reste !

 

D'un comportement comme de l'autre ressort une vérité : le plaisir ne peut pas se trouver dans le gâteau entier à chaque bouchée !

 

Vous allez peut être dire que c'est un peu tiré par les cheveux -selon l'expression populaire- pourtant il y a de ça. L'apprentissage au plaisir se fait très tôt et ce qui est compris à ce sujet se garde longtemps vu que le plaisir est une émotion ; elle reste dans notre mémoire corporelle...

 

En règle générale, surtout autrefois (mais cela se retrouve aussi maintenant) dans le système éducatif, la notion de plaisir passait clairement en second lieu. Lorsque vous punissez un enfant qui a fait une bêtise ou qui n'a pas fait ses devoirs par exemple, en le privant de son dessert ou de son sport favori, vous imprimez fort dans son esprit que s'il ne fait pas bien ce qu'il faut ou son travail d'abord, il n'aura pas son plaisir après.

Voilà, c'est fait. Les deux notions sont dès lors bien scindées : devoir et travail d'un côté, plaisir et détente de l'autre !

Et lorsque plus tard dans la vie, on demande aux gens quelle est leur passion et qu'on émet l'hypothèse que cela pourrait très bien être une bonne base pour en faire leur futur métier par exemple -histoire de remplir leur vie de plaisir quotidien lié à leur passion- les gens vous regardent les yeux écarquillés et vous disent quasi choqués : "Mais enfin, si j'en fais mon métier, ce ne sera plus un plaisir, cré... !!". Et parfois, ils restent polis...


C'est effectivement la preuve ultime que plaisir et travail (qui est quand même l'activité, pour la plupart d'entre nous, qui prend le plus de temps dans la vie) est scindée en deux !


Chez certains d'entre nous, dans la vie active, la maxime est à peu près celle ci : "Il faut trimer, ramer, s'en voir, travailler dur, et/ou "galèrer" maintenant et ce n'est qu'après que nous pourrons être heureux. Elle a un relent bizarre d'enfer terrestre et de paradis céleste, vous ne trouvez pas ? 

 

Bon, les humains étant ce qu'ils sont, ils arrivent toujours à se faire des petits plaisirs, sinon, "Est ce que cela vaut vraiment la peine d'être là ?" Et quand on voit comment, jour après jour, nous essayons de nous faire plaisir, la question que l'on devrait se poser est : "Est ce que nous ne sommes pas là, venus sur terre pour se faire plaisir avant tout, et non pas après tout le reste ?!"

 

Oui, je sais, cela aussi existe depuis des lustres : c'est l'hédonisme si détesté par les religions monothéistes ! (d'après Wikipédia)


Pourtant, un bon nombre de personnes survivants à des maladies graves, disent sans détour que depuis qu'elles savent qu'elles sont malades, elles s'accordent beaucoup plus la permission de se faire plaisir. Et de fil en aiguille, la maladie stagne, régresse avec des rémissions de plusieurs dizaines d'années parfois voire des guérisons inexplicables pour le corps médical ! (Source : "Le plaisir de vivre" d'Anne Ancelin Schützenberger) 

 

Qu'ont fait ses personnes ?


Elles se sont justes connectées avec ce qui leur faisaient plaisir vraiment au font d'elles, loin des convenances de ce qu'il est bien ou mal de faire dans leur milieu ou leur système d'éducation. Parfois, elles ont quittées des environnements hostiles, parfois elles ont fait le tour du monde, parfois, elles ont rencontrés des gens formidables qu'elles ont toujours voulus rencontrer ou fait des retraites spirituelles, ou au contraire ont abandonnés toutes activités pouvant les éloigner de leurs familles, ou elles ont pris des cours de dessins ou d'écritures pour pouvoir par une oeuvre transcender leur vécu, bref, elles assouvissent leur passion enfin... Cela dépend des gens bien entendu mais en règle générale, ces personnes qui côtoient ou ont côtoyés la mort de prés, font désormais tout ce qu'elles peuvent pour se faire plaisir à chaque instant. (Issus de l'observation et de la longue et riche pratique professionnelle de Mme Schützenberger)


La question est : doit on attendre d'avoir des témoignages vérifiés scientifiquement et à 100 % pour être convaincu que nous devons vivre la vie qui nous plaît, avec un maximum de plaisir ? Ou bien doit on attendre de faire soi-même une expérience extrême pour s'en convaincre ? Ou bien alors, plus simple, décide t on dès aujourd'hui, dès maintenant, à cette minute même de se faire plaisir le plus possible, de se faire plaisir dans tous les domaines de sa vie, même si en pratique des réajustements sont à faire ! L'idée est de continuer sa vie non plus sur les modes contraintes et soucis, mais sur les modes plaisirs petits et grands.


Pour moi, le bonheur, c'est "A la bonne heure", c'est à dire que chaque heure est la bonne pour l'exprimer !!

 

Si vous devez retenir une seule chose de cet article c'est l'état d'esprit suivant : devant n'importe quelle pensée ou n'importe quel évènement que vous rencontrez, demandez vous -et cela ne prend que quelques minutes- "Est ce que cela me sert et me fais plaisir, ou bien est ce que cela me dessert et rend ma vie plus compliqué ?".


Si le constat est que cela ne vous rend vraiment pas service, demandez vous -jusqu'à ce que vous ayez trouvé cette fois- pourquoi vous vous faîtes subir une chose pareille et enfin ce que vous pouvez faire pour changer cette situation et adoucir votre quotidien dans le plaisir de vivre ! 

 

 

Je ne sais pas qui disait : "Il n'y a pas de mal à se faire du bien !" C'est déjà une bonne philosophie de vie, mais il était encore loin du compte ! Le plus juste serait de dire "Il y a tout intérêt à se faire du bien pour pouvoir vivre mieux, dans le plaisir, plus en forme et plus longtemps"...

 

A bientôt

Roséli

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Ego

Eckhart Tolle, dans son livre audio « Nouvelle Terre », nous parle de l’égo.


Pour lui, l’égo gouverne notre planète car il a pris possession, il y a très longtemps déjà, de notre conscience individuelle et collective, en faisant taire la part intuitive, spontanée, créatrice et proche de la nature, que nous avons -ou en tout cas, que nous avions plus développée- en chacun de nous. C’est le principe féminin en général, située dans la partie droite de notre cerveau, qui a subit la montée de l’égo. Celui-ci fonctionnant plus de façon masculine en général, rationnelle, logique et calculatrice a pris le dessus. Exit l’abstrait, bienvenue le concret… Notre monde a cédé, ne marche plus qu’avec l’hégémonie d’une partie de lui-même, piloté par le cerveau gauche, lieu de résidence de la part raisonnable.


Remarquez que c’est justement et principalement parce qu’il y a déséquilibre des forces que cela pose problème. Car, nous avons besoin de l’égo en nous mais pas uniquement que de lui ! L’intuition, l’inspiration, la grâce devraient pouvoir retrouver leur place ex aequo éco avec l’égo. Or ces notions ne sont pas traitées tout à fait de la même façon dans notre monde intérieur et extérieur, du moins pas encore…


L’égo est pour l’instant plus fort encore, c’est pour cela aussi que la conscience que nous faisons partie d’un tout ne fait pas encore l’unanimité. Du moins, nous savons maintenant scientifiquement que nous sommes sur un vaisseau spatial formidable : notre Terre, et que de fait nos destins sont liés. Nous avons conscience aussi que l’extrême pauvreté n’est pas tenable et de nombreuses actions de par le monde tentent d’en venir à bout. Nous avons conscience et développons aussi de façon locale, des actions de solidarités et d’entraides bénéfiques à tous. Nous savons par expérience que seul, nous ne sommes pas grand-chose et commence à venir à la conscience qu’être unique et le partager sert le grand nombre. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous poser des questions existentielles, c’est aussi le signe que l’égo pur et dur est en replis et que l’intuition et la douceur émerge ! Et c’est tant mieux !! Les choses changent petit à petit.

 

En route donc vers notre « Nouvelle Terre » !!

 

Roséli

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Marc Aurèle nous rappelle...

 

Marc Aurèle (26 avril 121 à Rome – 17 mars 180, probablement à Vindobona) est un empereur romain, ainsi qu'un philosophe stoïcien.

Il régna sous le nom de Caesar Marcus Aurelius Antoninus Augustus et régna de 161 à sa mort.

   

Marc Aurèle a dit : 

 

"Ce sont les pensées d'un homme qui déterminent sa vie"

 

Maintes fois reprise dans ce blog, cette affirmation reflète à quel point nos pensées sont créatrices et de ce fait ne sont pas à négliger. Les pensées ne sont pas sans importances dans notre destinée. Marc Aurèle nous dit qu'elles déterminent notre vie ! Alors, est ce que cela ne vaut pas la peine de prendre conscience de nos pensées dominantes et de mettre à jour les conséquences de ces pensées dans notre vie ? Et s'il y avait une adéquation, ce serait bien la preuve qu'il y a un lien de cause à effet, comme le sugère cette citation !!

 

 

Bon, admettons ! Nous savons cela parfaitement maintenant ! Toutefois, nous nous disons qu'il est difficile de surveiller sans cesse nos pensées. Elles prennent souvent le dessus sur notre volonté. Nous voulons penser à des notions positives, belles et constructives mais tout à coup, nous sommes submergés par une vague de pensées négatives, folles et destructives ! Difficile d'y résister ! D'autres fois, nous nous disons que penser positif n'en vaut pas la peine parce que nous croyions réellement que les pensées négatives que nous entretenons ont une fondation solide et répondent au réel de la vie. Il nous faut alors une discipline de fer pour nous ressaisir et reprendre le contrôle !


Il y a une solution cependant. Elles consiste à trouver notre chemin de vie, notre mission. Une fois que nous savons qui nous sommes, nous savons ce que nous voulons dans la vie. Les pensées sont alors en adéquations parfaites avec ce qu'est désormais le moteur de notre vie. Elles sont alignées, et précèdent toujours mais parfois de quelques secondes seulement, la parole ou l'action. Ceci est le fait des gens alignés, des gens en totale adéquation avec ce qu'ils sont. C'est ça le bien-être et la quiétude, et il est possible pour chacun d'entre nous, avec un peu de discipline et beaucoup d'humour, d'y arriver.

Et vous alors, à quoi pensez vous ?

Roséli



 


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Faire comme si...

Il vous semble que vous n’avez jamais joué de rôle dans votre vie, surtout si vous n’avez jamais fait de théâtre, même amateur, alors qu’en réalité, nous endossons des rôles à chaque fois que nous rencontrons quelqu’un ! Nous jouons la comédie ou la tragédie à chaque fois que cela se présente.


Il nous est tous arrivé de rencontrer une personne, par exemple un inspecteur des impôts, qui nous a convoqué dans son bureau pour discuter d'un petit malentendu entre nous. Et là, illico, nous ne sommes pas les mêmes que si nous nous adressions à un vendeur du rayon outillage du magasin de bricolage ! Bref, nous faisons vivre un personnage qui s’anime en nous pendant le temps de l’interaction, un personnage qui nous paraît adéquat par rapport au moment que nous vivons et dont les attitudes et le langage sont adaptés à l'échange. Nous nous tenons sur une chaise en face de cet inspecteur. Notre corps penché en avant, nos gestes qui accompagnent notre discours par exemple, montrent que nous sommes totalement mais momentanément le personnage sus décrit !


 

Puis, lorsque nous nous trouvons en présence de nos meilleurs amis, un soir autour d’un apéritif, nous endossons un autre rôle, peut être celui du boute en train de la soirée…Dans tous les cas, nous ne sommes pas tout à fait les mêmes ou plus exactement, la partie en nous qui s’anime à cette occasion n’est pas la même que celle qui se tortillait sur la chaise du bureau.


C’est normal me direz-vous, les enjeux ne sont pas les mêmes et il serait mal vu de faire tourner les serviettes devant l'inspecteur des impôts stoïque surtout dans son bureau !! Et vous avez tout à fait raison !


Ce que je veux vous faire entrevoir ici, c’est que nous avons l’habitude de jouer à des personnages différents très souvent dans la vraie vie.

 

 Or, si nous ne nous en rendons pas compte, nous pouvons faire vivre tous les jours un personnage qui n'est pas à notre avantage. Nous nous identifions à lui, sans vraiment le vouloir, nous devenons en quelque sorte son incarnation et franchement ce n'est pas le meilleur des rôles que nous ayons joué. En tout cas, ce n'est pas le meilleur à faire vivre souvent.


Nous avons le choix du type de rôle à faire vivre le plus possible. Si vous ne savez pas encore qui vous êtes vraiment au fond de vous, si votre personnage propre n'est pas tout à fait au point, ou si vous voulez changer celui qui a le rôle principal en ce moment, alors choisissez un rôle qui vous avantage ! Réfléchissez au personnage que vous voulez incarner, qui vous voulez être. Faîtes comme si, ce n'est pas réservé aux acteurs de cinéma !


"Si nous voulons goûter pleinement à ce que fait une dépression, nous devons nous tenir tête baissée en avant, dos courbé, épaules et bras ballants", nous dit Charlie Brown dans Peanuts, petit personnage de bande dessiné américain.


Nous savons depuis toujours que les émotions entraînent les attitudes qui vont avec : la colère entraîne les points serrés, les joues rouges et parfois des cris ; la honte entraîne l'enfoncement de la tête dans les épaules, les joues rouges de nouveau et le regard baissé ; la joie entraîne la tête haute, des éclats de rire, les yeux qui pétillent et les joues rouges (encore!!). Or, il est avéré maintenant par de nombreuses études sur le comportement humain, que les attitudes entraînent les émotions qui vont avec, comme Charlie Brown nous l'a décrit.

 

Autre exemple qui illustre ceci c'est celui des séances de rire collectif qui, selon les pratiquants de cette technique, trouvent un réel bénéfice tant au niveau du corps que de l’esprit à rire de bon cœur ! Ils font exister l’état de bien être absolu que l’on ressent pendant et après un franc fou rire !


Vous avez donc compris que le « faire comme si » est puissant et qu’il serait franchement dommage de s’en priver. Cela ne fait à priori de mal à personne, par contre, cela peut vous faire drôlement du bien ! 

 

A bientôt

Roséli

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Effets/Résultats

Dans la vie, lorsque nous faisons des actions, nous avons une certaine attente quant aux résultats qui doivent arriver, d'après notre expérience et ce que nous avons envie de croire.


Or parfois, nous sommes fortement déçus.


Nous confondons donc les résultats que nous obtenons et les attentes que nous avons vis à vis de ces résultats.


En réalité, les effets de nos actions sont neutres. C’est notre ressentie qui les connotent en négatifs ou positifs. L’idéal est donc de réajuster, pour chaque résultat, nos actions et demander à notre ressentie de rester à sa place chez "la mère mental" ! Il a tout à apprendre et tant qu’il n’est pas éduqué, il n’est pas autorisé à venir interférer dans les affaires des grands  !


Bien sûr, j’exagère !


Comme tout enfant impétueux, le ressentie à le droit de s’exprimer, mais pas n’importe où ni n’importe quand ! Et là en l’occurrence, lorsque nous recevons les effets de nos actions, nous ne pouvons pas nous permettre de le laisser nous dire n’importe quoi et nous ruiner le moral ! Nous devons pouvoir faire la part des choses entre ce que nous souhaitons et ce que nous avons... Taper des pieds et s'agiter de déception ne fait pas changer ni avancer les choses de façon satisfaisante ; cela nous laisse au final dans un état d'impuissance ! Ce n'est pas nous qui agissons, c'est notre ressentie qui prend le dessus et qui nous mène la vie dure !


Par contre, si le ressentie veut s'exprimer lorsque les résultats sont positifs, sa joie, sa spontanéité, son enthousiasme sont les biens venus ! Il n'y a pas de mal, vous le savez maintenant, d'exprimer son contentemment ! Au contraire, cela renforce la conviction que nous sommes sur la bonne voie et que nous savons où nous allons ! 


Les gens qui réussissent savent bien que les interprétations négatives des résultats qu'ils obtiennent sont néfastes à la poursuite de leur objectif. C'est souvent à ce moment là, avec cette interprétation là que les gens non avertis abandonnent alors qu'ils sont parfois très proche du but !


Les gens qui ont du succés acceuillent les résultats quels qu'ils soient toujours avec une grande reconnaissance. Mêmes les échecs sont vus comme des avancés : ils apprennent de ceux ci et ne font plus les mêmes erreurs.


"Qui plante pousse" dit le bon sens populaire ! Il n'y a rien de plus vrai, et lorsque nous voyons la vie de cette façon, nous ne laissons pas notre ressentie négatif nous envahir et nous anéantir ! Même les erreurs sont fécondent.

 

Roséli

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Avez-vous souvent la singattitude ?

Si vous vous entendez dire :

"Tout le monde pense ça !"

"Mais enfin, je sais que c'est vrai puisque j'ai entendu dire ça des millions de fois !"

"C'est évident que nous avons raison ; la majorité des gens fait comme ça !"

Attention,

Vous êtes sans doute victime de la singattitude !

Une expérience a été faite avec un groupe de 5 singes. Ceux-ci étaient dans une cage où une échelle était placée de façon à ce qu'ils puissent atteindre une banane suspendue. Tous essayèrent d'attraper la banane et à chaque fois qu'un d'eux montaient l'échelle, tous recevaient un puissant jet d'eau glacée. Très désagréablement surpris, ils finirent par ne plus rien tenter.

Le canon d'eau glacée fut arrêté et un premier singe fut remplacé par un autre qui n'avait pas vécu l'expérience du jet d'eau. Tout naturellement, celui-ci se dirigea vers l'échelle et à peine eut-il atteint la première marche que ses quatre autres congénères lui sautèrent dessus et le rouèrent de coups.

Il a vite compris qu'il ne fallait donc pas monter sur l'échelle mais ne savait pas pourquoi !

Les singes ayant vécu l'expérience initiale furent petit à petit tous remplacés. Un par un, les nouveaux venus se faisaient passer à tabac dès qu'ils s'approchaient de l'échelle. Ce sont même les singes qui n'avaient pas connu l'expérience de la douche glacée qui étaient les plus agressifs !

L'injonction était dans les têtes, plus aucun singe qui séjourna dans cette cage ne monta sur l'échelle !!

Quand on vous dit que les habitudes ont la vie dure ! C'est peu de le dire non ?!

Cette parabole des temps moderne, nommée aussi "théorème du singe" permet d'expliquer le fonctionnement du conditionnement mental. Elle est utile dans les entreprises dont parfois le fonctionnement est comme bloquée dans des croyances acquises non remises en cause. Elle est parlante aussi dans le fonctionnement familial : voir à ce sujet la petite histoire de la soupe au chou et l'expérience qu'à vraiment réalisé Pavlov avec son chien.

Petite conclusion : ne jamais laisser personne vous dicter ce que vous devez penser, dire ou faire, encore plus lorsque l'expérience de référence est perdue !

Expérimentez le plus de choses possible par vous-même ! Parfois vous aurez seulement besoin d'un peu de bon sens : le feu brûle, inutile d'aller le vérifier ! (Quoique certaines personnes arrivent à marcher sur des charbons ardents sans se blesser !)

Parfois, laissez tomber la facilité des "on dit" et allez voir par vous-même !

La plupart du temps, si vous réfléchissez bien, vous n'avez pas grand chose à perdre mais tellement à gagner !

Marc Twain nous encourage en ce sens dans cette citation : "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait !"

Alors, faîtes-vous plaisir : osez essayer la nouveauté !

NB : suivre les liens des mots soulignés.

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Arthur Rimbaud, pour le plaisir

Je voudrais juste partager avec vous un autre extrait de la fabuleuse lettre dont j'ai tiré le titre de mon article d'hier, lettre que Rimbaud à écrit à Demeny en Mai 1871. Je la trouve tellement extraordinaire !!

 

Je vous laisse donc savourer cet extrait :


"...Il s'agit d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens. Les souffrances sont énormes mais il faut être fort, être né poète, et je me suis reconnu poète. Ce n'est pas du tout ma faute. C'est faux de dire "je pense". On devrait dire "on me pense" - pardon du jeu de mots !!

Je est un autre. Tant pis pour le bois qui se trouve violon et nargue aux inconscients, qui ergotent sur ce qu'ils ignorent tout à fait." 


Rimbaud n'avait que 17 ans lorsqu'il a écrit ces phrases !! Elles sont exceptionnelles, n'est ce pas ? Elles ont un côté Art de Vivre. La question est de savoir comment le génie se définit et à quoi il est relié !!

Permettez-moi donc de faire à travers ce prisme, une étude de texte.

La première phrase «Il s'agit d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens ». Rimbaud sait qu’au fond, pour arriver à changer, "à l'inconnu", il est indispensable de « dérégler » tous les sens. L’adv préconise de changer ses sensations et perceptions –ce qui nous arrive comme informations par nos sens- pour trouver une liberté qui nous est propre. Grâce à la compréhension de ces processus et en y mettant toute la conscience qu’il est possible, nous créons les conditions indispensables à la naissance de notre être en nous. Rimbaud, en son temps, étant peu préoccupé par cela, sachant déjà qui il est, il s’est piégé avec des substances amenant à ce changement. Même si c’est très poétique et que cela a un côté romantique, ce ne sont pas des comportements judicieux à adopter. Mais que voulez-vous, les artistes sont souvent des êtres torturés !!


"C'est faux de dire "je pense". On devrait dire "on me pense" - pardon du jeu de mots !!" Rimbaud a conscience qu'il peut y avoir quelque chose ou quelqu'un d'autre en nous qui peut "penser" à notre place. 


Le fameux "Je est un autre" est la suite de cette réflexion.

 

Et je vous laisse aux vôtres !

Roséli

 

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