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La soupe au chou

Un joli chou-pomme...

Un joli chou-pomme...

Extrait du livre : "Baume à l'âme I"

(...)

Souvent, il suffit d’une seule expérience pour en faire une généralité. Il suffit de vivre quelque chose une fois, pour en déduire que cela est toujours comme ça !

Petite histoire inspirée d’une anecdote entendue :

Une petite fille regardait sa maman préparer un potage et la maman avait pour habitude de couper le chou en deux avant de le plonger dans l’eau bouillante. La petite trouvait peu pratique, lorsque la soupe lui était servi, de devoir couper le chou dans son assiette avec sa cuillère comme lui avait montré à plusieurs reprises sa mère.

Elle demande alors à sa mère pourquoi elle met le chou ainsi coupé en deux. Sa mère lui répond qu’ainsi, le potage a meilleur goût, car le chou libère petit à petit son arôme. « Et puis, rajoute-t-elle, ta grand-mère faisait comme ça et sa mère, grand-mamie aussi !! ».

Le soir même, la grand-mère téléphone pour avoir des nouvelles et la petite lui demande alors pourquoi elle coupe le chou en deux dans la soupe ! Sa grand-mère lui donne la même explication et elle rajoute que sa mère à elle le faisait déjà et qu’elle avait le souvenir de ces succulentes soupes. Elle rajoute même que sa mère lui disait que c’était le secret des bons potages !

Il se trouve que la grand-mamie encore en vie fêtait ses 102 ans à la maison de retraite et cela était donc l’occasion de lui rendre visite le dimanche suivant. La petite va alors vers sa grand-mamie et lui demande très fort, prêt de l’oreille, si le fait de couper le chou en deux était le secret pour faire du bon potage ? La grand-mamie semble dans un premier temps ne rien comprendre à cette étrange demande. Alors la petite va chercher sa grand-mère pour l’aider à faire comprendre à la grand-mamie sa demande. La fille explique à sa mère l’interrogation de l’enfant et la grand-mamie paraît surprise de ce que sa fille essaie de lui faire dire. Elle s’exclame alors : « Mais non, pas du tout, ce n’est pas un secret, c’est juste que je n’avais pas une marmite assez grande pour mettre le chou entier, j’étais donc obligée de le couper en deux !!! »

Petite réflexion, en passant...

Voilà comment se transmettent la plupart des croyances de génération en génération. Et ça, c’est juste pour du potage… Alors, imaginez sur des sujets plus importants !!

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Sommet des consciences

Espérons qu'ils fassent mieux que dans "Des âmes et des mondes" !

http://www.lepoint.fr/environnement/un-sommet-des-consciences-pour-le-climat-pour-un-accord-a-paris-en-decembre-21-07-2015-1950335_1927.php#r_http://

Extrait "Des âmes et des mondes"

...

Les catastrophes se répétaient à un rythme de plus en plus rapproché. Il devenait évident que la planète elle-même s'effondrait. La preuve : les fissures qui semblaient jaillir de la croûte terrestre étaient de plus en plus fréquentes ! Si ce n'était à la suite de tremblements de terre, c'était à la suite d'impressionnantes inondations ! De très nombreux accidents tout à fait spectaculaires, jamais vus encore durant l'histoire de l'humanité, étaient maintenant de plus en plus courants ! Les plus notables cependant étaient ces crevasses, ces trous sans fond dans le sol, ces failles béantes qui apparaissaient spontanément et qui pouvaient avaler en quelques secondes, maisons, véhicules, animaux, et aussi des humains, en un mot, tout, absolument tout ce qui se trouvait dessus. Une fois, en Allemagne, ce fut la moitié d'une gare ferroviaire qui disparut dans les méandres de la terre ! Ce fut la toute première fois qu'un gouffre si énorme apparut ! Depuis, en Italie, c'était la moitié du pays qui avait été comme happé par le centre de la Terre ! Celle-ci semblait se nourrir de tout ce qui se trouvait sur elle. Par endroits aussi, elle s'auto-digérait elle-même ! Les failles se transformaient en gouffres géants infranchissables.

La terre engloutissait donc tous les êtres et les choses qu'elle avait pourtant accueillis si chaleureusement, au début.

Il était loin le temps du jardin d'abondance, où les habitants de la Terre vivaient en harmonie avec elle ! Dans ces temps-là, la planète fournissait tout à tout le monde ! Les forêts étaient luxuriantes, les champs fournissaient en quantités des denrées issues de sols fertiles et chacun pouvait bénéficier de ses richesses, quasiment gratuitement. L'eau était présente également. Les gens n'avaient qu'à regarder les cascades pour connaître la vraie nature de l'abondance. Les mers et les océans où l'horizon se confondait avec le bleu du ciel, faisaient réaliser aux premiers hommes, qu'ils vivaient dans un lieu magique, protégés par des forces surnaturelles bien plus importantes qu'eux et que la terre qu'ils foulaient, était une aubaine, un cadeau, une extraordinaire chance !

Entre le magique et le merveilleux s'élevaient les montagnes. Leurs masses, imposantes et majestueuses, donnaient des formes qui semblaient avoir été conçues pour agrandir l'espace offert aux habitants de la planète.

Que les êtres et les choses étaient minuscules à côté !

De plus, elles offraient aux premiers hommes des abris naturels tout à fait satisfaisants. Loin de s'imaginer qu'ils étaient sur un vaisseau spatial formidable, conçu et adapté à la longue route qu'ils effectuaient, alors qu'ils pensaient être immobiles, les hommes s'adaptèrent remarquablement bien. La vie en général était la bienvenue.

Puis, après des centaines de milliers d'années où l'harmonie était la norme, il n'en fut plus ainsi. La suprématie des hommes ne faisait plus de doute. Ils étaient, sans hésitation, l'espèce qui impactait le plus l'environnement et en même temps, semblaient-ils croire, celle qui le comprenait le mieux. Or, il y avait plusieurs niveaux de compréhension...

Et il s'avéra que comprendre ce qui se voit n'est pas tout comprendre.

L'homme, même s'il était puissant, était passé à côté de ce qui était le plus important à appréhender de sa condition de terrien. Ce qui n'était pas visible par ses yeux, ce qu'il ne pouvait pas toucher avec ses mains, ce qu'il ne pouvait pas sentir avec ses narines, ce qu'il ne pouvait pas goûter avec sa langue, ce qu'il ne pouvait pas ressentir avec son corps, s'avéraient être ce qui soutenait l'ensemble. Tout comme un bâtiment est visible, l'idée qui la fait naître est invisible, mais primordiale.

Cette évidence, les hommes ne la comprirent pas !

Alors, au lieu d'entretenir des idées constructives, ils se mirent à entretenir des pensées destructrices. Celles-ci commençaient à se préciser dans l'esprit de certains. Elles auraient pu rester sans lendemain, mais beaucoup circulaient de par le monde. Issues de la nostalgie de l'émerveillement du début, mélangée à la grande peur de tout perdre, elles firent leur chemin dans le cerveau des Hommes plus qu'il n'aurait fallu ! Les individus, au fond, sans se l'avouer vraiment, souhaitaient se punir d'avoir fait subir à la terre les outrages de leur présence, trop envahissante. Pressentant en eux le pouvoir de destruction et connaissant parfaitement leur propre finitude, certains élevèrent leur voix pour signaler les potentiels tueurs qu'ils notaient chez les autres, sans s’apercevoir qu'en fait, tout cela représentait leurs propres projections. La puissance d'élimination en eux, reconnue et révélée dans l'autre, annonçait dès lors l'apocalypse à venir.

Cette auto prédiction finit par se réaliser parfaitement.

Ce fut après une petite centaine d'années, que certains commencèrent à dire, concrètement, que la terre était limitée. Ils disaient aussi que cette dernière n'était tout simplement pas capable d’accueillir et de nourrir toute la population des êtres vivants qui continuaient à y croître. En agitant ainsi le puissant sentiment d'angoisse et la peur du manque, et sans vraiment avoir conscience des conséquences que de telles pensées pouvaient avoir à moyen et long terme, ces personnes déclenchèrent, chez leurs contemporains, l'éveil de leurs pires côtés. Ce fut comme s'ils avaient sonné à la porte de la convoitise et attisé chez beaucoup, la frayeur de ne pas avoir assez de biens et de nourriture pour survivre. La peur primaire, viscérale était réveillée et agitée. Le discours était bien rodé :

- Faites attention à notre belle planète, vous devez la respecter parce qu'elle est fabuleuse ! Mais, comprenez que ses ressources sont limitées et qu'elle a un début et une fin ! Ne gaspillez pas, car il n'y en aura pas pour tout le monde !

Ce beau discours qui se voulait un appel à la pondération marqua les esprits d'une seule chose : le manque. Ceci finit par entraîner la haine de celui qui avait plus que soi, la convoitise de posséder des choses et souvent plus qu'il n'en fallait. Cette démesure transforma les gens au départ tous charmants, en personnes terrifiées par la peur de manquer. Elles devinrent carrément effrayantes. Certaines se battaient férocement pour garder leurs acquis ou amasser encore plus !

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